le blog d’une infirmiere libérale

16 octobre 2009

Bonjour,

et bienvenue.

 

Vous êtes sur un blog : d’après Wikipédia c’est :

Un blog ou blogue[1] est un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier). Chaque billet (appelé aussi « note » ou « article ») est, à l’image d’un journal de bord ou d’un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d’hyperliens et d’éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires.

 Tout ce que vous pourrez y lire n’engage que moi. Les sources des informations données sont à mon sens sérieuses.

Ce n’est pas un site médical .Il a pour fonction de mettre sur la toile les thèmes qui m’ interessent, les lectures qui m’interpellent ou bien ce qui est en relation avec ma profession.

Cliquer sur le titre dans la barre du menu à gauche pour le lire.

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Bonne lecture.
Si vous rechercher des réponses à des questions d’ordre médical veuillez vous référer à votre médecin traitant ou à votre chirurgien.

La maladie d’Alzheimer

28 février 2010

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire que les neurones dégénèrent et meurent. Ces neurones qui servent à programmer un certain nombre d’actions, en disparaissant, entraînent la perte de ces capacités.On associe souvent la maladie d’Alzheimer à la perte de mémoire car ce sont effectivement les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont les premiers atteints. Malheureusement, petit à petit d’autres zones du cerveau seront touchées et mèneront à la disparition progressive des capacités d’orientation dans le temps et dans l’espace, de reconnaissance des objets et des personnes, d’utilisation du langage, de raisonnement, de réflexion…

On entend souvent que la personne qui souffre de la maladie retombe en enfance.
C’est effectivement un retour à l’immaturité neurologique constaté dans les premières années de vie. Cependant, alors qu’un jeune enfant découvre la vie pour progressivement gagner en autonomie, une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer va petit à petit la perdre. Ne pas comprendre que l’on risque de s’égarer en sortant seul tout en ayant encore la notion d’être adulte est un paradoxe qui rend l’accompagnement difficile et subtil.

Le terme de maladie d’Alzheimer est aujourd’hui utilisé pour évoquer différentes maladies où apparaissent ces même troubles, en particulier lorsqu’ils surviennent au-delà d’un certain âge. C’est un abus de langage.

L’AFFECTION LONGUE DURÉE ( ALD )

Le décret 2004-1049 du 4 octobre 2004 reconnaît la maladie d’Alzheimer comme une affection de longue durée. Une affection de longue durée est une maladie grave et/ou chronique comportant une thérapeutique coûteuse pour laquelle l’assurance maladie assure une prise en charge à 100%.

Les démarches pour être reconnu en Affection Longue Durée

  • Le médecin ou la personne fait une demande de formulaire de prise en charge d’une ALD à la caisse de Sécurité sociale,
  • Le médecin référent constate que l’état de santé de la personne relève effectivement d’une ALD et établit un certificat médical,
  • La personne adresse la demande de prise en charge ALD et le certificat médical au médecin-conseil de la caisse de Sécurité sociale,
  • En cas d’accord, une notification de décision du médecin-conseil et une nouvelle carte d’assuré social mentionnant l’exonération pour ALD sont adressées à la personne. Il faut alors mettre à jour sa Carte Vitale.

La durée de la prise en charge Affection Longue Durée

Sur la notification du médecin-conseil de la caisse de Sécurité sociale est mentionnée la période pour laquelle la personne est couverte au titre d’une ALD. Trois mois avant l’expiration de l’ALD, une demande de renouvellement (certificat médical) doit être adressée à la caisse.

Les dépenses prises en charge à 100%

Seuls les soins et traitements médicaux en rapport avec cette affection sont exonérés du ticket modérateur et pris en charge à 100% : orthophonie, médicaments, kiné si thérapie, soins infirmiers 1.

Les soins et traitements médicaux qui ne sont pas en rapport avec l’affection de longue durée exonérante sont pris en charge dans les conditions habituelles.

Lors de la prescription médicale, pour différencier les soins et traitements médicaux en rapport avec l’affection de longue durée exonérante de ceux qui ne le sont pas, le professionnel de santé utilise un ordonnancier spécifique.

En cas d’hospitalisation, le forfait journalier reste facturé et éventuellement pris en charge par une mutuelle.

 

L’ACCOMPAGNEMENT AU QUOTIDIEN

AU MOMENT DU REPAS

Le repas peut être un moment difficile. Plusieurs troubles sont à prendre en considération pour comprendre ce qui peut empêcher la personne malade de s’alimenter sereinement.

La difficulté à se concentrer et à rester à la même place :

  • Il est utile d’installer la personne au dernier moment, dans un environnement calme, sans télévision, ni radio.
  • S’asseoir à la table avec elle pour partager le repas est le meilleur moyen de lui faire comprendre que c’est le moment de manger. Elle pourra aussi s’appuyer sur les gestes de l’accompagnant en face d’elle pour retrouver ses automatismes.
  • Si la personne a besoin d’être relancée car elle oublie qu’elle est en train de manger, il est préférable d’attirer son attention vers son assiette, par un bruit, par un regard, ou en lui parlant de ce qu’elle a devant elle, par exemple : « C’est bon ce rosbif, non ? » plutôt que « ça va être froid… ».

L’apraxie (trouble de la réalisation des gestes) va mettre en difficulté sa capacité à manger seule. Toutefois il est impératif de favoriser cette autonomie, plutôt que de lui donner à manger.

  • On peut couper les aliments dans l’assiette pour inciter la personne à continuer seule. Cependant, certaines personnes sont dérangées par cela. Il est alors préférable de couper les aliments au préalable, et non pas devant elle dans son assiette.
  • Par la suite les difficultés peuvent être plus importantes. On doit alors tenter de lancer le geste automatique, piquer l’aliment et mettre la fourchette dans la main, dans le bon sens, éventuellement, soulever le bras. Parfois quelques mouvements suffisent pour que la personne retrouve son autonomie le temps du plat.
  • La personne peut être en difficulté pour utiliser les couverts et choisir de se servir de ses mains. Quand elle fait cela spontanément, elle est souvent opposante à ce qu’on lui donne à manger. Pour que le repas ne devienne pas un moment d’agressivité, il peut être préférable de choisir des aliments qui peuvent être mis proprement à la bouche sans couvert.

L’agnosie (trouble de la reconnaissance des objets, des visages) peut mettre la personne malade en difficulté. Elle n’identifie pas ce qui est disposé devant elle.

  • Nous vous recommandons de vérifier si la nappe ou la vaisselle ne présentent pas des motifs qui la perturbent.
  • Pour l’aider à trouver le couvert adapté, ne présenter que celui qui va lui permettre de manger ce qui est dans son assiette, par exemple la cuillère avec la soupe, puis la fourchette et le couteau placés de manière ergonomique pour elle.
  • Si la personne malade considère qu’elle n’a pas fini alors que l’assiette est vide, les décorations au fond peuvent être identifiées comme des aliments. Une vaisselle unie sera parfois plus pratique. A l’inverse, retirer l’assiette peut faire comprendre que le repas est terminé, il est alors plus judicieux de servir au fur et à mesure dans l’assiette sans l’enlever.
  • Si on observe qu’un seul côté du contenu de l’assiette est mangé, c’est qu’il y a peut-être une hémi-négligence. La personne n’a pas conscience de ce côté, il suffit de tourner l’assiette en cours de route. Ce phénomène est à repérer pour l’ensemble des soins, en particulier pour se situer du bon côté quand on approche ou parle à la personne malade.
  • Il faut également se poser la question de la qualité buccale. Si la personne souffre de la bouche, des dents, ou des gencives, elle ne sera peut-être pas en mesure de l’exprimer de manière cohérente, mais cela se traduira dans son comportement alimentaire.

AU MOMENT DE LA TOILETTE

Lorsque la toilette devient difficile à réaliser, il est souvent compliqué de mettre en place une aide à la personne car on entre dans son intimité. Celle-ci doit donc être proposée progressivement.

L’intervention d’un membre de la famille pour ce type de soin ne doit pas être banalisée. Quel que soit le lien avec la personne malade, il n’y aura jamais eu accès au corps de l’autre de cette manière là. Aider à la toilette signifie entrer dans une intimité archaïque. Ce n’est pas neutre. Cela va retentir sur la relation avec la personne malade. Il est souvent préférable que ce soit un tiers, sans relation affective avec la personne, qui intervienne au moment de la toilette.

Différentes raisons et difficultés amènent la personne à ne plus pouvoir réaliser seule la séquence de sa toilette.

L’apraxie, c’est à dire la perte des gestes, va bien évidemment retentir sur l’autonomie au moment de la toilette. Elle va perdre des gestes les plus compliqués au plus simples, ce qui va nécessiter une aide qui sera de plus en plus importante.

Il est possible d’agir sur :

L’environnement

Au début il suffira peut-être de simplifier l’environnement en ne gardant que les éléments utiles à la toilette, et dans un ordre logique : serviette, savon, brosse à dents, dentifrice. Il vaut mieux laisser la salle de bain aussi nue que possible et donner le shampoing, la serviette, le nécessaire à prothèse dentaire, la crème à raser etc., seulement au moment où la personne en a besoin.

Avec l’évolution de la maladie, même la serviette, le savon, la brosse à dents et le dentifrice pourront être utilisés de manière inadaptée s’ils sont laissés à sa portée.

L’aménagement

La mise en route de l’aide est toujours sensible. Il peut être nécessaire d’envisager des aménagements dans la salle de bain. La personne doit se sentir en sécurité. Si la toilette se fait au lavabo, il peut être utile de mettre un tabouret ou une chaise. Le miroir doit alors être suffisamment grand pour que la personne puisse se voir même assise. Par cotre, si cela la perturbe, on mettra un miroir plus petit.

Les portes d’intérieur peuvent être aménagées de telle sorte que la personne malade ne puisse pas s’enfermer accidentellement à l’intérieur d’une pièce (ceci peut être réalisé en enlevant les clés ou avec des serrures spéciales).

Pour éviter les pertes d’équilibres, disposez des autocollants anti-glissades ou un tapis antidérapant dans la baignoire ou la douche. Pour ne pas perturber la personne malade, il est préférable d’utiliser des tapis ou des autocollants dont la couleur se confond avec celle de la baignoire ou de la douche.

Des poignées peuvent être placées pour aider à accéder à la baignoire ou à la douche. Certains systèmes de chauffe-eau permettent de bloquer la température supérieure de l’eau. Limitez-la à une chaleur tolérable pour éviter les brûlures.

Pour favoriser l’autonomie, les robinets doivent être faciles d’utilisation. On peut décider de couper l’arrivée d’eau dans la salle de bain, un robinet de sécurité peut être placé en amont, il ne sera ouvert qu’en présence d’un tiers.

Les tuyaux de douche généralement installés au domicile ont une longueur de 1m50 ce qui est insuffisant pour doucher une personne de manière confortable pour elle et l’aidant. Faîtes installer un tuyau plus long. Le pommeau de douche doit diffuser un jet agréable. Certains modèles sont plus adaptés que d’autres, mettez le pommeau de douche dans un gant pour atténuer le jet. Ne vous contenter pas de vérifier la rudesse du jet sur votre main, elle est beaucoup moins sensible que le corps. La réaction de la personne doit nous indique si cela est agréable ou pas. Vérifier le dépôt de calcaire sur le pommeau de la douche : un dépôt peut causer des petits jets en biais qui peuvent surprendre la personne.

L’aide

Il est préférable de commencer par une aide peu importante, et petit à petit parvenir à une aide totale. Lorsque les difficultés augmentent, les objets utiles seront donnés au fur et à mesure de la toilette.

Ensuite, il sera nécessaire que quelqu’un soit présent dans la salle de bain pour dire à la personne ce qu’elle doit faire. Il faut alors organiser et lui présenter la toilette en séquences d’actions bien définies. Par la suite, il faudra tenter de lancer l’automatisme du geste. On mobilise les gestes automatiques en plaçant le gant préparé dans la main, puis selon les actions, le rasoir, la brosse à dent, la brosse, le maquillage, la crème, etc…

La personne est souvent capable de se laver le visage, il faut continuer à lui demander de le faire. Cela lui permet de garder le plus longtemps possible une représentation physique d’elle-même.

L’agressivité pendant la toilette est souvent liée à la peur et à l’inconfort. Il faut tenter de comprendre quel type de toilette est moins angoissant pour cette personne : au lavabo, la douche, le bain, au lit ?

Ne pas commencer la toilette par le visage, mais par les mains pour qu’elle s’habitue au contact de l’eau, puis ensuite continuer de manière à ne pas la surprendre. Au lavabo ou au lit, faites attention de ne pas la dénuder totalement, elle aurait rapidement froid, pourrait se crisper, et ainsi associer la toilette à cet inconfort. Il faut soit la rhabiller au fur et à mesure, soit la couvrir avec une serviette ou un peignoir prévu à cet effet. La température de la pièce est primordiale.

LES DROITS DES USAGERS DU SYSTEME DE SANTE

28 février 2010

droit de la personne à la protection de sa santé : garantie de l’égal accès de chaque personne aux
soins nécessités par son état de santé, toute discrimination étant proscrite ;
- droit de la personne de choisir librement son praticien et l’établissement de santé qui la prendra
en charge ;
- droit de la personne au respect de sa dignité ;
- droit de la personne au respect de sa vie privée ;
- droit de la personne au respect de son intimité ;
- droit de la personne d’être traitée avec égards ;
- droit de la personne au respect de ses croyances et de ses convictions ;
- droit de la personne au soulagement de sa douleur ;
- droit de la personne à une vie digne jusqu’à la mort ;
- droit de la personne au secret des informations la concernant ;
- droit de la personne à l’information sur son état de santé ;
- droit de la personne à l’accès direct à son dossier médical ;
- droit de la personne au respect de sa volonté de ne pas être informée sur son état de santé ;
- droit de la personne à être informée sur les frais auxquels elle est exposée en raison de sa prise
en charge ;
- droit de la personne à être informée sur ses conditions de séjour dans l’établissement de santé ;
- droit de la personne de bénéficier des soins les plus appropriés et des thérapeutiques les plus
efficaces et garantissant sa sécurité sanitaire ;
- droit à la continuité des soins ;
- droit de la personne à participer activement aux décisions la concernant ;
- droit des enfants hospitalisés à un suivi scolaire ;
- droit de la personne de refuser un traitement ou un acte médical / obligation d’obtention du
consentement libre et éclairé de la personne pour tout traitement ou acte médical ainsi que pour
tout examen dans le cadre d’un enseignement clinique ;
- droit de la personne de désigner une personne de confiance ;
- droit de la personne de rédiger des directives anticipées ;
- droit de la personne hospitalisée de quitter l’établissement à tout moment ;
- droit de la personne hospitalisée d’être entendue par un responsable de l’établissement pour
exprimer ses griefs ;
- droit de la personne de demander réparation d’un préjudice subi dans le cadre d’une procédure
de règlement amiable et / ou devant les tribunaux ;
- droit de représenter les usagers du système de santé dans les instances hospitalières ou de santé
publique ;
- droit de participation aux processus collectifs de décision dans le domaine de la santé.

Le syndrome du bébé secoué

2 février 2010

Le syndrome du bébé secoué

Le syndrome du bébé secoué dans Le syndrome du bébé secoué fl_bleu_3Explication

Votre bébé pleure sans s’arrêter et sans raisons apparentes, vous ne parvenez pas à le calmer et vous perdez patience. Cette situation, éprouvante pour les nerfs, la plupart d’entre nous arrivent à la surmonter sans faire de mal à l’enfant.

Mais parfois, l’adulte en charge du bébé s’énerve et le secoue violemment pour le faire taire. Ce geste n’est pas anodin, il peut entraîner de graves lésions cervicales chez l’enfant. C’est ce qu’on appelle
le « syndrome du bébé secoué », ce qui regroupe les différents handicaps apparus chez un nourrisson qui a été bousculé de façon violente.

Cette pathologie est encore trop méconnue en France. Pourtant, on estime qu’au moins 300 bébés en sont victimes par an, généralement des enfants de moins d’un an. 10 % des bébés en décèdent, 90 % présentent ensuite un retard mental.

Il s’agit donc bien d’une forme de maltraitance, même si la personne qui secoue un bébé n’en mesure bien souvent pas les conséquences.

fl_bleu_3 dans Le syndrome du bébé secouéLes signes cliniques

Les signes cliniques d’un syndrome du bébé secoué sont très variables et peuvent parfois passer inaperçus, car il n’y a pas de traces extérieures de coups.

Des vomissements, des malaises allant de la somnolence au coma ou encore des convulsions peuvent être le symptôme d’un hématome sous-dural, une poche de sang qui s’est formée dans le cerveau.

Il faut savoir que quelques secondes de secouement suffisent pour provoquer des lésions cérébrales chez le tout-petit.

l’infirmière et la vaccination

2 janvier 2010

Depuis le début des programmes de vaccination, les infirmières ont joué un rôle de premier plan et ont ainsi significativement contribué à la réduction et au contrôle des maladies infectieuses.

Elles ont au fil du temps acquis une expertise importante qui encore aujourd’hui est largement reconnue et appréciée.

Cependant, depuis les dernières années, on a observé une augmentation des réticences chez les infirmières au regard de la vaccination, en particulier face aux nouveaux programmes, à leur utilité et leur sécurité.

Bien que cette situation ne soit pas généralisée à l’ensemble de la profession, elle est suffisamment préoccupante pour que des chercheurs aient tenté de mieux cerner cette problématique émergente.

En 1981, une étude menée auprès des vaccinateurs québécois (médecins et infirmières) révélait que dans l’ensemble, les vaccinateurs québécois ont une opinion favorable à la vaccination, à savoir qu’ils étaient convaincus de l’utilité, de la sécurité et de l’efficacité des vaccins.

Considérant que les infirmières jouent un rôle crucial dans les programmes de vaccination et dans l’information à la population, ces résultats laissent craindre que si les infirmières vaccinatrices ne sont pas convaincues de l’utilité de la vaccination, elles ne soient pas à l’aise pour répondre aux questions des parents et seront hésitantes à en faire la promotion.

De plus, la vaccination s’inscrit désormais dans les activités prévues à la Loi sur les infirmières . Elle n’est donc plus un acte délégué et les infirmières peuvent procéder à celle-ci dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique.

Il est donc important d’avoir des intervenantes convaincues de la pertinence de la vaccination qui fait désormais partie du plan thérapeutique infirmier.

 

Facteurs socio-démographiques, habitudes personnelles de santé et statut vaccinal CONSTAT:

La plupart de ces facteurs peuvent difficilement être modifiés, tels l’âge, l’expérience de travail et les habitudes personnelles de santé.

L’attitude positive de l’infirmière par rapport à sa propre vaccination peut cependant être encouragée et il est connu que ce facteur est fortement associé à l’intention d’offrir la vaccination à la clientèle.

Il serait donc important d’insister sur les bénéfices de la vaccination pour elle-même.

Il faut également la sensibiliser à l’importance de se faire vacciner pour protéger sa clientèle en s’appuyant sur les données probantes et les aspects éthiques de la responsabilité professionnelle.

 

Attitudes/croyances : CONSTAT

Le domaine des perceptions et des croyances joue un rôle important sur la motivation des infirmières à exercer pleinement leur rôle en vaccination.

La perception qu’elles ont entre autres de la sévérité des maladies pour lesquelles elles vaccinent est déterminante. Il semble que les connaissances à cet égard soient déficientes.

Il est essentiel de justifier pleinement les programmes de vaccination quant à leur utilité, leur sécurité et leur efficacité.

Il faut également mettre l’emphase sur la gravité et les séquelles des maladies que l’on souhaite prévenir par la vaccination car bien souvent les nouveaux vaccins sont perçus comme des vaccins de confort qui n’apportent pas un bénéfice important pour la santé mais davantage un profit monétaire pour les compagnies pharmaceutiques. ( confirmation de ces données par les médias pendant la campagne vaccination anti grippe A)

La crainte des effets secondaires, réelle ou appréhendée, est au cœur des préoccupations des infirmières. Elles ne veulent pas nuire et causer du tort à la clientèle.

Il est difficile, en l’absence de visibilité des maladies évitables par la vaccination, d’accepter que les vaccins puissent causer des effets secondaires même mineurs.

Les controverses entourant la sécurité des vaccins ébranlent la confiance des infirmières. Par contre, elles disent vouloir s’appuyer sur les fondements scientifiques plutôt que sur leurs convictions personnelles pour se faire une opinion par rapport à la vaccination.

Croyance en son efficacité personnelle : CONSTAT

Bien que les infirmières ne mentionnent pas spontanément des éléments qui touchent la croyance en leur efficacité personnelle, il est certainement pertinent de renforcer les éléments qui amélioreront cette perception. Certaines infirmières des CH  mentionnent des craintes face aux nouvelles responsabilités de devoir vacciner sans la présence et l’ordonnance individuelle d’un médecin.

Connaissances / Formation / Habiletés  :  CONSTAT

il y avait un besoin important de formation et de mise à jour des connaissances.

manque de formation non seulement sur les nouveaux programmes et les nouveaux vaccins mais également sur les notions de base en immunisation.

Cette formation ne devrait pas uniquement toucher les aspects liés directement aux vaccins mais également sur la pertinence de l’introduction des nouveaux vaccins, l’épidémiologie des maladies infectieuses et la communication du risque.   À l’heure actuelle, il n’existe aucune norme touchant le nombre d’heures de formation minimales requises pour assurer une bonne pratique dans le domaine de la vaccination.

Environnement professionnel : CONSTAT

De manière générale, la pratique infirmière dans le domaine de la vaccination n’est pas toujours valorisée et souvent peu reconnue par leurs collègues de l’établissement.

Plan cancer 2009/2013

8 novembre 2009

Plan cancer 2009/2013 

 

Les 6 mesures « phare »


AXE RECHERCHE

Mesure 1
Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire.
 Labelliser 5 sites de recherche pluridisciplinaire en cancérologie.
Sélectionnés sur une base compétitive, ces sites devront accélérer le transfert entre la recherche
scientifique et les soins aux malades.

 Augmenter de 50 % la participation des malades aux essais cliniques.L’effort portera en priorité sur les populations les plus vulnérables, enfants, personnes âgées,tumeurs rares et formes graves.

Mesure 2.

Comprendre par la recherche les inégalités face au cancer pour les réduire.Actions2.1 Développer des appels à projets récurrents de recherche pour comprendre les déterminants des inégalités
face au cancer et évaluer les actions de santé publique permettant de réduire ces inégalités.
2.2 Mobiliser les cancéropôles pour animer et développer des programmes de recherche sur les déterminants
géographiques des inégalités avec les acteurs scientifiques, les acteurs de santé publique et de santé.
Mesure 3

Caractériser les risques environnementaux et comportementaux.
 Consacrer plus de 15 % du budget de recherche mobilisé par le Plan à l’analyse des risques
environnementaux et comportementaux.
 Contribuer au séquençage complet du génome des 5 cancers les plus fréquents.
Cet objectif s’inscrit dans le cadre de l’effort de collaboration mondiale sur le génome tumoral.

Mesure 4.

Dynamiser la recherche clinique.

Mesure 5.

Faire de la France une référence internationale.

 

AXE OBSERVATION
Mesure 6
Produire et communiquer annuellement des informations sur le cancer et sur la
cancérologie.
 Produire chaque année une analyse de la répartition des cancers sur tout le territoire.
AXE PRÉVENTION – DÉPISTAGE


Mesure 14

Lutter contre les inégalités d’accès et de recours aux dépistages.
 Augmenter de 15 % la participation de l’ensemble de la population aux dépistages organisés.
Cette augmentation devra être de 50 % dans les départements rencontrant le plus de difficultés.
AXE SOINS
Mesure 18
Personnaliser la prise en charge des malades et renforcer le rôle du médecin traitant.
 Faire bénéficier 80 % des patients au moins d’un Programme Personnalisé de Soins.
Ce programme devra systématiquement impliquer le médecin traitant.
AXE VIVRE PENDANT ET APRÈS UN CANCER
Mesure 25
Développer une prise en charge sociale personnalisée et accompagner l’après cancer.
 Faire bénéficier 50 % des patients au moins d’un Programme personnalisé de l’après cancer.
Ce programme prendra en compte les besoins individuels de surveillance médicale, de soutien
psychologique et social.

 

La radiothérapie, traitement du cancer

8 novembre 2009

La radiothérapie,
qu’est-ce que c’est ?

La radiothérapie est un des traitements du cancer. Elle consiste à exposer les cellules cancéreuses d’une tumeur à des rayonnements (on dit aussi rayons ou radiations)qui empêchent la multiplication des cellules malades et entraînent leur destruction. Ces rayonnements sont produits soit par des accélérateurs de particules, soit par des sources radioactives. C’est ce qu’on appelle « l’irradiation » de la tumeur.
La radiothérapie est un traitement fréquent du cancer, mais pas systématique.

Son indication dépend de la localisation du cancer, de son stade d’évolution et de l’état général de la personne malade.La radiothérapie peut être associée à d’autres traitements du cancer,comme la chirurgie et la chimiothérapie.

Là encore, l’ordre dans lequel se déroulent les différents traitements dépend du type de cancer et de son évolution.

Le médecin spécialiste de la radiothérapie est un cancérologue, appelé« oncologue radiothérapeute » ou encore « radiothérapeute ».
La radiothérapie est pratiquée dans des cliniques, des hôpitaux, des centres hospitaliers régionaux et universitaires, des centres de lutte contre le cancer ou encore dans des centres de radiothérapie libéraux.Chaque établissement ne pratique pas tous les types de radiothérapie.
Quels sont les différents types de radiothérapie ?

Il existe deux voies principales d’administration de la radiothérapie :

  • La voie externe : Les rayons (des photons de haute énergie ou des électrons) sont émis en faisceau par une machine (appelée« accélérateur linéaire de particules »  ou « accélérateur ») située à proximitéde la personne malade ; ils traversent la peau pour atteindre la tumeur.La radiothérapie externe est la plus courante.
  • La voie interne :  Les sources radioactives (iridium,césium, iode 125) sous forme de billes, de petits fils ou de grains,sont implantées directement à l’intérieur du corps de la personnemalade. C’est la curiethérapie.

Le choix de mettre en oeuvre un type de radiothérapie plutôt qu’un autre est dicté en premier lieu par la localisation de la tumeur ou des ganglions touchés par les cellules cancéreuses. Parfois, une radiothérapie externe est combinée
avec une curiethérapie.

Le plus souvent, le traitement par radiothérapie externe est réalisé« en ambulatoire ». C’est-à-dire que le patient se rend dans son centre de soins pour la séance de radiothérapie,puis rentre chez lui sans être hospitalisé.
Le patient n’est pas « radioactif »  durant le traitement, il n’est pas dangereux pour sa famille ou ses proches.
Le nombre de séances est variable.
La radiothérapie est le plus souvent administrée pendant quatre à cinq jours consécutifs (à raisond’une séance par jour), et ce durant plusieurs semaines.

Avant le traitement proprement dit, il y a une phase de préparation.La première séance est celle dite du « centrage » ou « repérage ». Des radiographies ou un scanner sont réalisés pour permettre de définir précisément la zone à traiter. La à chaque séance est définie avec précision. Dans certains cas, on dessine à même la peau de la personne malade les repères permettant de cibler cette zone.

Ces marques seront conservées durant toute la durée du traitement. On peut également fabriquer un masque spécial pour cibler la zone à traiter. Le radiothérapeute, en collaboration avec le physicien, prescrit et calcule la dose totale de radiations – exprimée en gray (Gy)- que le patient doit recevoir,ainsi que le fractionnement des doses par séance :

c’est la «dosimétrie ».Les séances qui suivent la préparation sont plus courtes.

À chaque séance, les manipulateurs de radiothérapie installent le patient dans la salle de l’accélérateur, sur le lit
de traitement. Pendant le temps d’irradiation, le patient est seul mais il peut communiquer en permanence avec les manipulateurs, situés dans une pièce voisine, grâce à un système de micros et de caméras.

Les rayonnements ne se voient pas et ne s’entendent pas.

Durant toute la durée de la radiothérapie, le patient revoit régulièrement le radiothérapeute en consultation (environ une fois par semaine), pour s’assurer que le traitement se déroule dans les meilleures conditions. Des visites de contrôle sont également planifiées à l’issue de la radiothérapie.
La curiethérapie
La curiethérapie peut être dispensée en ambulatoire (curiethérapie « à haut débit de dose ») ou bien nécessiter une hospitalisation de quelques jours (curiethérapie « à bas débit de dose »). Il faut tout d’abord implanter les sources radioactives dans la zone à traiter, si nécessaire sous anesthésie. Puis le patient doit rester dans une chambre isolée durant le temps du traitement. Après le retrait des sources radioactives, et lorsque son état général est satisfaisant, le patient peut rentrer chez lui. Il faut parfois prévoir une période de convalescence après le traitement.

Les effets secondaires possibles

Les effets secondaires diffèrent largement d’une personne à l’autre, selon le type de radiothérapie, la zone traitée et l’état général du patient. L’équipe médicale informe la personne traitée sur ceux qui peuvent se produire et sur les moyens d’y faire face. On recense notamment :

  • > une irritation de la peau à l’endroit de la zone traitée. Il est conseillé de ménager la peau le plus possible : éviter le soleil,les produits parfumés avec de l’alcool ; utiliser des savons doux ; porter des vêtements non irritants.
  • > en cas d’irradiation de la bouche, du cou ou du haut du thorax : des difficultés pour avaler, déglutir,un manque de salive.
  • > en cas d’irradiation de l’abdomen : des nausées, des diarrhées.
  • > en cas d’irradiation du bassin : des troubles urinaires, des douleurs lors des rapports sexuels.
  •  > une certaine fatigue peut survenir au bout de quelques séances, qui peut nécessiter d’adapter son mode de vie durant le traitement.

Selon les cas, des médicaments et des conseils pratiques peuvent réduire ces effets secondaires, qui cessent en principe progressivement après la radiothérapie.Il est très important pour la personne traitée de signaler à l’équipe soignante la survenue de problèmes de ce type ou autres, tout d’abord parce qu’elle peut proposer des solutions efficaces,et ensuite, pour éviter que des effets secondaires dits « aigus » ne deviennentchroniques, c’est-à-dire qu’ils persistent longtemps après le traitement.

 

liste des etablissements pour la vaccination des libérales

5 novembre 2009

Grippe A(H1N1) – Vaccination des professionnels de santé libéraux du 2 au 10 novembre

Les médecins et infirmiers libéraux du secteur ambulatoire appartiennent à un groupe prioritaire qui est invité à se faire vacciner à partir du 12 novembre prochain (date officielle d’ouverture des centres de vaccination).

Cependant, le dernier bulletin épidémiologique grippe publié mercredi 28 octobre par l’InVS montre une intensification de l’épidémie de grippe ainsi qu’une nette augmentation des recours aux soins pour grippe clinique en ville, en Île-de-France mais également, de façon moindre, dans les grands centres urbains. Dans ce contexte, il est important de pouvoir offrir la possibilité aux médecins, sages-femmes et infirmières libéraux de se faire vacciner sans attendre l’ouverture des centres.

La Ministre chargée de la santé a décidé de proposer à ces professionnels, s’ils le souhaitent, de se faire vacciner du 2 au 10 novembre dans les établissements de santé sièges de SAMU ou disposant d’une consultation dédiée « grippe ».

La liste de ces établissements est en ligne dans l’espace grippe « Information aux professionnels »/ rubrique « Vaccination » : http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/vaccination/liste-etablissements-sante-concernant-vaccination-pour-medecins-infirmier-e-s-liberaux/liste-etablissements-sante-concernant-vaccination-pour-medecins-infirmier-e-s-liberaux.html

Pour connaître les modalités d’organisation de cette vaccination, il convient d’appeler le standard téléphonique de l’établissement dans lequel vous souhaitez vous faire vacciner. Les directeurs des établissements de santé ont été invités à fournir aux personnels de leurs standards téléphoniques les informations nécessaires pour vous orienter.

Les professionnels qui ne souhaiteraient pas se faire vacciner dans ce créneau pourront le faire dans les centres de vaccination à partir du 12 novembre.

profession : infirmière ou soigneuse de corps et d’ âmes meurtries

1 novembre 2009

Penser à devenir;

Se préparer à « être »;

Devenir …….infirmière.

Le diplôme en poche vous voilà propulsée dans le monde du travail, dans le monde médical. Félicitation quand même!

Un concours d’entrée réussi, et 3 ans  de formation plus tard…

Oui un diplôme qui vous donne le droit d’exercer. Dans quelle branche?, dans quelles conditions, pour soigner qui? ,

pour prétendre à quoi?

Et bien d’autres questions encore qui se poseront en fonction de votre caractère, de votre maturité, des stages effectués et des « ressentis » pendant les stages.

Alors, il faut faire le « tri »: ne postulez pas dans un domaine que vous ne maîtrisez pas. En effet ce n’est pas par ce que vous avez le droit d’exercer que vous pouvez vous essayer sur les patients. Renseignez vous!! le service vous intéresse mais vous ne savez pas si bien que ça en quoi consiste les soins? Demandez si une formation en « doublure « est possible pendant quelques jours ou quelques semaines.

Il n’y a pas de honte à ne pas savoir. Au contraire!! demandez, continuez a vous former par le biais des collègues déjà en place dans le service. Vous y gagnerez en confiance !! vos collègues qui vous formeront sauront pouvoir vous faire confiance. Et soyez convaincu que les patients savent très bien faire la différence entre « une qui sait pas » et une « professionnelle ».

Alors? Privé? Public?

Les deux ont leurs avantages:

Privé: des salaires aujourd’hui équivalents à ceux du public, vous pouvez négocier la reprise de l’ancienneté. Généralement , il y a un 13 ème mois ou prime de fin d’année + une participation aux bénéfices + un CE ; des heures supplémentaires payées ou récupérées.

Public: vous pouvez faire « transférer » votre contrat de travail sans perte d’avantage dans un autre hôpital si votre mari devait être muté par exemple. Les formations intra hospitalières sont courantes, et les changements de services aussi pour celles qui aiment « bouger ».

Intérimaire : la plupart du temps les missions intérim se feront au sein de cliniques privées. Salaire calqué sur l’ide que vous remplacerez + prime de déplacement+ prime de fin de mission+ repas payé+ hébergement si loin de chez vous (a négocier)

l’intérim conviendra aux IDEs qui ont soif de continuer à apprendre mais qui sont suffisamment expérimentées dans leurs pratiques car pas d’encadrement possible. Une grande disponibilité, une grande confiance en soi justifiée par une technique irréprochable et une capacité d’adaptation extraordinaire sont des conditions indispensables!

Quelle branche?

Médecine: cardiologie, pneumologie, astro-entérologie, ORL, néphrologie,neurologie,gynécologie, maternité, diabétologie, Gériatrie, réadaptation, moyen séjour, long séjour?

urgences, réanimation, bloc opératoire?

Hémodialyse, laboratoire d’analyse, HAD, transplantation?
Chirurgie: viscérale, ortho-traumatologique, reconstructrice, gynécologique, vasculaire?

Pédiatrie : néonatalogie ou pédiatrie?

Psychiatrie: de l’enfant ou de l’adulte?

centres pour handicapés, centre de désintoxications?

PMI?, Nucléaire ?oncologie? Radiothérapie? Libéral?

Scolaire? Centre de Transfusion? entreprise? Humanitaire? Armée?…

Et j’en ai sans doute oublié…

LE SOIN MOMENT PRIVILEGIE :

« Parler le geste de soin qu’on va réaliser le modifie, le faire sans parler enferme les deux partenaires du soin dans cette relation asymétrique où l’un intervient sur l’autre qui plus est sur le corps de l’autre! »

EXEMPLE /LA REFECTION DU PANSEMENT:

Souvent fait le matin,  si vous manquez de temps, prévenez votre patient! ce sera fait l’après midi. Il vaut mieux un soin bien fait l’après midi que baclé le matin!!

 

LE PATIENT : UNE PERSONNE EN SOUFFRANCE?

Quelque soit le service, la spécialité, l’infirmière doit être consciente de l’importance d’une approche pluridisciplinaire, être capables detravailler en équipe pluriprofessionnelle: NON  vous n’etes pas seule a travailler dans le service, des professionnels peuvent intervenir sur demande pour aider le patient et faciliter sa prise en charge ( assistance sociale pour préparer la sortie dans de bonnes conditions, spychologue pour aider le patient et sa famille après l’annonce d’une rechute par exemple, l’infirmière « douleur », l’infirmière « soins palliatif »).

Même à domicile, des aidants peuvent intervenir. Commencer par la famille, ne les excluez pas du soin, ils feront la liaison entre vous et le medecin ou l’auxcilliaire de vie si vous ne pouvez la les rencontrer. Ils peuvent aussi être à même de faire certains soins en dehors de votre présence.

Expliquer les gestes, pourquoi on les faits et ce que le patient risque si ils ne sont pas fait. (soins de bouche par exemple chez les patients qui ne s’alimentent pas par la bouche; massages, hygiene, hydratation…). D’autres aidants peuvent intervenir à votre demande (assistante sociale, service d’aide à la personne, kiné, réseau de soins palliatifs…).

 

L’infirmière doit  participer à la création d’un projet éducatif, pratiquer l’écoute active avec les patients, prendre en compte l’expérience et les compétences du patient : OUI le patient se connaît mieux que vous ne le connaîtrez, il sait quand il a mal, il connaît aussi ses limites. Écoutez le et prenez en compte ce qu’il vous dit.

Elle doit appliquer une méthodologie, analyser régulièrement leurs pratiques d’éducation. Savoir se remettre en question est une qualité rare et nécessaire. Le patient n’écoute pas vos conseils? Avez bien pris le temps d’expliquer les choses, avez vous proposé un compromis?
Public ou privé : contexte de travail parfois difficile, éventuellement conflictuel, épuisant, en sous-effectif. Mais très formateur si on s’en donne la peine. Et necessaire quelques années si on est « attiré » par le libéral! des « reflexes » sont a acquerir. (Dépistage, diagnostics, éducation, technicité,…) CAR:

en Libéral on travaille seule. Pas d’aide pour les soins infirmiers à l’horizon. 1 ACTE 1/2  sur 3 est « payé »  à 60 % par la secu et le reste par le patient si il peut ou par sa mutuelle.

Services accueillant des personnes atteintes de maladies chroniques:  elle a pour but d’aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec la maladie. Par des interventions centrées sur le développement des compétences et l’accompagnement des changements de comportement, l’éducation  devrait contribuer à réduire les complications tout en améliorant la qualité de vie des personnes. L’acquisition des compétences est favorisée par des processus qui accompagnent leur développement : l’adaptation à un corps meurtri, au changement
d’identité, à la perte de repères : « Qui suis-je si je ne travaille plus, si je ne peux plus tenir mon rôle familial, si un handicap d’apparence m’enferme dans une image ?  »

 

Le malade doit s’adapter au changement, améliorer constamment ses performances, formaliser un projet avec l’intention de s’y engager, croire en sa capacité à réaliser une action. La tâche est colossale car, pour le professionnel de santé, il s’agit de puiser dans les forces vives de la personne soignée tout en débusquant l’élan vital favorable au désir commun du mieux vivre. Désir commun puisqu’en effet n’est-ce pas le voeu du professionnel que le patient dispose des compétences qui lui permettent de maintenir une santé  satisfaisante ?

Éduquer le patient est une démarche incontournable de la prise en charge thérapeutique : près de la moitié des patients n’adhèrent pas pleinement à leurs traitements. Ce défaut d’adhésion est à l’origine d’une mauvaise qualité de vie et d’un recours plus important aux soins d’urgence. En plus du manque d’informations sur la maladie, de nombreuses raisons peuvent expliquer cette faible adhésion thérapeutique : représentations de la maladie et des traitements, acceptation non réaliste de la maladie, traumatisme lors de l’annonce d’un diagnostic. Bien que les soignants soient très compétents dans l’établissement du diagnostic de prise en charge médicale, trop peu encore éduquent et forment leurs patients à gérer leur maladie.

Trop peu les accompagnent dans une conduite autonome de leur affection. Plusieurs explications peuvent être avancées : le manque de temps, mais aussi l’absence de prise de conscience, par certains professionnels, de la nécessité d’éduquer le patient. La formation initiale de la plupart des soignants reste très largement centrée sur la dimension technique du soin et moins sur sa composante relationnelle, alors que son rôle est fondamental pour que les traitements puissent être pleinement efficaces.

Aujourd’hui, il faut donc que les soignants développent des savoirs, des capacités, des attitudes en éducation thérapeutique du patient, autrement dit qu’ils développent des compétences!

Les professionnels de santé ont souvent du mal à articuler les savoirs  du patient avec leur façon de travailler , si bien que, malgré la volonté de développer des capacités relationnelles en adoptant une posture bienveillante, les soignants éprouvent souvent des difficultés à se rendre disponibles physiquement comme mentalement.

Pour écouter vraiment, il faut qu’il y ait décentration de soi, avec distance, absence de jugement, mise entre parenthèses des normes avec lesquelles le soignant travaille. Il ne faut donc pas seulement écouter pour écouter, il faut savoir pourquoi on écoute, quand et comment.

La notion d’écoute est souvent associée à la nécessité d’être « emphatique », c’est-à-dire d’être capable de se décentrer pour véritablement entendre et comprendre l’autre, dans ses modes de fonctionnement et de raisonnement.
L’enjeu est de s’abstenir de tout jugement et de créer une relation de confiance :

Pour réussir à entrer en relation avec le patient, le professionnel doit aussi apprendre à faire connaissance avec lui-même (identifier ses propres représentations) tout en repérant ses dispositions (son potentiel et ses limites) à pratiquer l’éducation. Il doit apprendre à chercher, avec le patient, le sens que ce dernier donne à ses pratiques. Ce n’est pas parce que quelqu’un a donné un sens à un acte qu’il y adhère.

L’enjeu n’est pas tant de « donner le sens » que de « trouver un sens » : « Qu’est-ce donc que cette maladie qui vient aujourd’hui, avec laquelle il va falloir que je compose ? » Le professionnel doit savoir reconnaître et gérer son émotion tout en anticipant sur l’impact de ce qu’il va dire à la personne à qui il s’adresse. Il a en face de lui quelqu’un avec qui il va devoir construire un projet et, dans certains cas, des émotions très fortes peuvent perturber la rencontre entre les deux. Il faut donc apprendre à mettre « une distance dans la relation » sans la rompre. L’enjeu consiste à éviter l’essoufflement de l’un ou de l’autre, tout en laissant toujours « une porte ouverte » (par exemple, une infirmière qui se sent trop occupé doit pouvoir passer le relais à l’un de ses collègues).

 

Alors restons humbles, humaines, patientes,  et attentives. Restons souriante et disponible autant que possible.

Et pour finir une légende?
Quand Dieu créa l’infirmière, il fit des heures supplémentaires. C’était le 6 ème jour.
Un ange lui dit: « Seigneur, vous travaillez déjà depuis longtemps à ce modèle! »
Le bon dieu répondit: « As tu la longue liste des attributs spéciaux inscrits sur la commande ?

L’oeuvre doit être en plastique. Elle doit avoir des nerfs d’acier et un dos résistant à toute épreuve tout en étant docile et gracieuse afin de se sentir a l’aise dans les chambres de service bien trop petites. Elle doit pouvoir faire 5 choses en même temps tout en gardant toujours une main libre.

L’ange secoua la tête et dit: « par contre, les trois paires d’yeux que doit avoir le modèle standard me pose de sérieux problèmes. Deux yeux pour voir la nuit à travers les murs pendant les veilles et pour pouvoir surveiller 2 unités, 2 yeux derrière la tête pour pour voir ce qu’on aimerait lui cacher mais qu’elle doit absolument savoir, et bien sûr 2 yeux là devant qui regardent le patient et qui lui disent: « je vous comprends, je suis là, ne vous inquiétez pas. »

L’ange le tira gentiment par la main et lui dit: « allez dormir, seigneur, vous continuerez demain matin; »

« je ne peux pas », répondit le seigneur: « J’ai déjà fait qu’elle ne tombe jamais malade et qu’elle sache se soigner elle même. Elle accepte que dix chambres doubles accueillent 40 patients mais que 10 postes de tavail ne soient souvent pourvus que par 5 infirmières. Elle aime sa profession qui exige beaucoup d’elle et qui lui apporte peu d’argent. Elle sait vivre avec des horaires irréguliers et acceptent d’avoir peu de week end de libre. »

L’ange tourna lentement autour du modèle de l’infirmière.

« le matériel est trop mou » soupira t-il.
« mais il est tenace » répliqua le bon dieu. « Tu ne t’imagines pas tout ce qu’il supporte » « peut elle penser? » « non seulement penser ,mais évaluer une situation et faire des compromis » dit le bon dieu.

L’ange se pencha plus prés du modèle et passa le doigt sur sa joue.

« là je vois une fuite » dit-il.
« je vous ai déjà dit que vous voulez mettre trop de choses dans votre modèle ».
« cette fuite est prévue pour une larme! »
« pourquoi? »
« Elle coule dans les moments de joie, de tristesse, de déception, de douleur et de délaissement »,expliqua le bon dieu.
« c’est la larme qui sert de soupape de trop plein !! »

 

 

intoxications au monoxyde de carbone

1 novembre 2009

Alerte sur les intoxications au monoxyde de carbone

En France, chaque année, environ 100 personnes décèdent d’une intoxication au monoxyde de carbone sur près de 5 000 personnes intoxiquées. Certaines conservent des séquelles à vie.
Entre le 1er septembre et le 15 décembre2008, 1015 personnes intoxiquées ont été signalées aux autorités sanitaires.
Les victimes souffrent souvent de symptômes peu spécifiques (troubles digestifs, neurologiques ou cardio-vasculaires) souvent partagés par l’entourage, qui peuvent vous alerter, en particulier en présence de sources de combustion dans des locaux mal aérés.
Intoxication oxycarbonée : quels effets ?

  • performances physiques ; coordination oeil/main
  • Nombre et complexité des arythmies d’effort ; aggravation angor

 

  • Dyspnée (difficultées à respirer, essouflement) à l’effort, maux de tête
  • Accident ischémique/Décès possible

 

  • Céphalées (maux de tête), irritabilité, fatigue, perturbation du jugement, vertiges, nausées, troubles visuels

 

  • Céphalées, confusion, syncope

 

  • Coma, convulsions, dépression cardio-respiratoire, décès.

Possibilité séquelles irréversibles : myocarde (infarctus), système nerveux (Parkinson, surdité, Ménière, polynévrites, trouble de la  personnalité)

Compte tenu des effets physiopathologiques du CO sur l’organisme humain, le traitement médical proposé est l’administration précoce d’oxygène à 100 % : oxygénothérapie normobare ou hyperbare.
Un malaise avec ou sans perte de connaissance: appelez le 18 (sapeurs pompiers) ils vous donneront la conduite a tenir en attendant l’arrivée des secours et pourront faire une recherche avec un dosimètre.

Le CO se forme par combustion incomplète des combustibles organiques : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane. Il se diffuse très vite dans l’environnement et agit comme un gaz asphyxiant, absorbé rapidement par l’organisme. La plupart du temps, les accidents résultent de la mauvaise évacuation des fumées (conduit obstrué), de défaut de ventilation des locaux, d’un défaut d’entretien des appareils de chauffage et de production d’eau chaude ou de leur mauvaise utilisation (ex appareils de chauffage d’appoint utilisés en continu, groupes électrogènes…).

Le risque d’intoxication est accentué par les conditions sociales (habitat vétuste, défaut d’entretien des appareils, chauffage d’appoint), par les phénomènes météorologiques (froid intense, brouillard) et les habitudes locales.

Vos signalements auprès des DDASS et des centres antipoison de votre région nous permettront de déclencher les enquêtes sanitaires et techniques locales visant à remédier aux causes de ces intoxications.

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Syndrome hémolytique et urémique (SHU)

1 novembre 2009
 
 
Syndrome hémolytique et urémique (SHU)
Syndrome hémolytique et urémique (SHU) dans intoxication viande hachée et lait cru espaceur
 
espaceur dans intoxication viande hachée et lait cru
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  Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est une maladie le plus souvent d’origine alimentaire, rare en France mais potentiellement grave aux âges extrêmes de la vie ; elle est la principale cause d’insuffisance rénale aiguë chez les enfants de moins de trois ans.
C’est une maladie à déclaration obligatoire dans le cadre des toxi-infections alimentaires collectives.  

Agent

L’agent bactérien responsable du SHU typique appartient à l’espèce Escherichia coli, le plus souvent de sérotype O157:H7. La production de shigatoxines est responsable de la maladie. On peut retrouver ces bactéries sous diverses appellations : STEC (Escherichia coli produisant des shigatoxines) ou VTEC (Escherichia coli produisant des verotoxines)

Réservoir

Les intestins des bovins constituent le principal réservoir de STEC.
La contamination de l’aliment provient le plus souvent d’une hygiène défectueuse lors de la traite ou de l’abattage des animaux
Les viandes hachées constituent le risque majeur en raison d’une possible contamination à cœur par ces bactéries lors de l’opération de hachage.


Mode de contamination

  • La contamination est le plus souvent alimentaire : ingestion d’un aliment consommé cru ou peu cuit.
    La viande de bœuf, en particulier hachée, est le plus souvent la cause.
    Le lait cru et les produits à base de lait cru sont également impliqués, de même que de façon plus exceptionnelle, la consommation de légumes crus ou d’eau non traitée (eau de puit par exemple) contaminés pas des déjections animales.
  • Une transmission inter-humaine par transmission oro-fécale au sein des familles ou des collectivités est possible par défaillance des mesures d’hygiène.
  • Les contacts directs avec des animaux contaminés ou leurs déjections peuvent également être en cause.

Il est à noter que la dose infectante est très faible.


Epidémiologie

70 à 100 cas environ sont signalés chaque année en France depuis la mise en place de la surveillance en 1996.
Alors que la majorité des cas signalés sont sporadiques, l’année 2005 a été marquée par la survenue de deux épidémies (voir en annexe).


Clinique

Le syndrome hémolytique et urémique typique se manifeste aux âges extrêmes de la vie, surtout chez le jeune enfant.
Le SHU constitue une complication grave d’un épisode de diarrhée souvent sanglante, pouvant évoluer dans 10 % des cas vers une anémie hémolytique, une thrombopénie (baisse des plaquettes) et une insuffisance rénale aiguë, qui constituent les principales caractéristiques du SHU. Néanmoins, le taux de mortalité est actuellement inférieur à 5 % dans la littérature et à 1% en France


Diagnostic

Biologiquement, la confirmation se fait :

  • Par coproculture permettant l’isolement et l’identification complémentaire du sérogroupe en cause (par exemple O157) d’Escherichia coli. Les selles doivent être prélevées le plus tôt possible après le début des symptômes (moins de 6 jours).
  • Par PCR (technique d’amplification génique) sur les selles avec caractérisation des gènes de virulence codant les Shigatoxines (Stx1 et Stx2) et les facteurs d’adhésion (eae). C’est la méthode la plus sensible. Elle est réalisée seulement dans des laboratoires spécialisés (Centre national de référence (CNR) des Escherichia coli et Shigella et laboratoire associé au CNR.)
  • Par sérodiagnostic : recherche des anticorps anti-lipopolysaccharides spécifiques de certains serogroupes de E.coli, à J0 et à J15 de la date de survenue du SHU. Il est réalisé au Centre national de référence (CNR) des Escherichia coli et Shigella.


Déclaration

En dehors des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC), le SHU n’est pas une maladie à déclaration obligatoire. Toutefois, quand il entre dans les critères de déclaration des TIAC, le foyer doit être signalé sans délai et par tout moyen approprié au Médecin Inspecteur de Santé Publique de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, par le clinicien ou le responsable du laboratoire.
Un réseau national de surveillance existe depuis 1996. Mis en place par l’Institut de Veille Sanitaire en collaboration avec la Société de néphrologie pédiatrique, il repose sur des services de néphrologie pédiatrique d’établissements de santé répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain.


Traitement

La prise en charge est hospitalière avec des mesures symptomatiques, en particulier, dialyse et transfusion.


Prévention

Dans le cadre de la prévention du syndrome hémolytique et urémique de l’enfant, deux catégories d’aliments sont notamment en cause : les viandes hachées et les produits à base de lait cru.

Les viandes hachées.
Pour prévenir le SHU :

  • La chaîne du froid doit être respectée.
  • La viande hachée par le boucher à la demande doit être consommée dans la journée, et les steaks hachés surgelés ne doivent pas avoir subi une rupture de la chaine du froid ou une décongélation.
  • La cuisson des viandes, et surtout de la viande hachée de bœuf, doit être effectuée à cœur. Pour cela, il faut s’assurer que la viande est cuite au centre et qu’elle n’est plus rosée.

Le lait cru
C’est un aliment très fragile qui peut être facilement contaminé par des bactéries. Le programme national nutrition santé recommande de ne jamais donner de lait cru à un enfant de moins de trois ans.
Cette recommandation vaut également pour les produits à base de lait cru : beurre, crème fraîche et fromages au lait cru.

Il faut préférer pour les enfants :
- Les fromages à pâte pressée cuite type Gruyère ; Emmental, Comté, etc.
- Les fromages au lait pasteurisé.
Plus largement, la prévention du syndrome hémolytique et urémique de l’enfant passe, comme pour toute toxi-infection alimentaire, par le respect de gestes simples :
- Le lavage des mains doit être systématique avant la préparation des repas, en sortant des toilettes ou après avoir changé les couches d’un nourrisson.
- Les légumes, les fruits et les herbes aromatiques doivent être soigneusement lavés, particulièrement lorsqu’ils sont consommés crus.
- Les plats cuisinés et les restes alimentaires doivent être suffisamment réchauffés et consommés rapidement.
- Les enfants ne doivent pas boire d’eau non traitée (eau du puit…)
- La conservation des aliments crus doit se faire séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés.
- Les ustensiles de cuisine et le plan de travail doivent être soigneusement lavés, en particulier lorsqu’ils ont été en contact préalablement avec de la viande crue.


Pour en savoir plus…

- Institut de veille sanitaire : http://www.invs.sante.fr/surveillance/shu/default.htm
http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=shu
http://www.invs.sante.fr/publications/2005/shu_161205/
- Institut Pasteur : http://www.pasteur.fr/sante/clre/cadrecnr/ecolishig/ecolishig-missions.html
- Agence française de sécurité sanitaire des aliments : http://www.afssa.fr/ftp/afssa/basedoc/STEC25avril.pdf

 

Source :
Direction générale de la santé

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